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#souveraineté #économie #comparaison

Cloud ou pas cloud ? Ce que votre comptable ne vous dit pas

Comparatif équilibré entre une solution cloud et une solution locale : coûts cachés, confidentialité, dépendance Internet. Trois questions à se poser avant de signer.

· 3 min de lecture
Souveraineté

“On va prendre la solution cloud, c’est plus simple.” Cette phrase, on l’entend dix fois par mois en rendez-vous. Elle est rarement fausse. Mais elle masque trois questions qu’un comptable lucide vous poserait avant de signer.

Question 1 : que se passe-t-il quand votre Internet tombe ?

Pour 80 % des PME que nous croisons, la réponse honnête est : “on perd la moitié de la journée”. Outils cloud, mails, accès aux documents, ERP — tout passe par le tuyau Internet.

Une coupure SFR qui dure 4 heures sur le secteur d’Annecy, c’est arrivé deux fois en 2025. Pour un cabinet de 8 personnes payées 60 €/h en moyenne, ça représente 1 920 € d’inactivité. Par incident.

Une solution locale — installée sur un poste, un serveur, ou les deux — continue de tourner. Vous lisez vos documents, vous travaillez vos synthèses, vous préparez vos rendez-vous. L’Internet revient quand il revient.

Question 2 : qui paie pour stocker vos données ces 10 prochaines années ?

Le pricing cloud, c’est joli sur la première facture. C’est moins joli sur la dixième.

Prenons un cas réel : un cabinet d’avocats qui stocke 250 Go de documents (pas grand-chose) chez un éditeur cloud français. Coût initial annoncé : 49 €/mois (588 €/an).

Trois ans plus tard, après deux augmentations tarifaires (légères, mais réelles), un changement de plan obligatoire pour conserver une fonctionnalité, et l’ajout de 3 utilisateurs pour cause de croissance, la facture est passée à 214 €/mois (2 568 €/an). Soit +337 % sur trois ans.

À comparer à un Mac mini M4 Pro (≈ 2 000 €), une licence Arobass à 149 €/mois, et zéro dépendance à l’évolution des tarifs SaaS américains.

Question 3 : quelle est votre stratégie de sortie ?

C’est la question que personne ne pose. Et c’est de loin la plus importante.

Un éditeur cloud peut, du jour au lendemain :

  • Augmenter les prix (cas régulier — Microsoft, Google, Adobe l’ont tous fait)
  • Modifier les CGU (cas d’OpenAI en 2024 sur la collecte des données)
  • Geler votre compte sur signalement automatisé (cas de plusieurs comptes Google Drive supprimés en 2023 sans préavis)
  • Cesser son activité (le cas de plusieurs SaaS européens entre 2022 et 2025)

Dans tous ces scénarios, la question n’est pas “est-ce que ça arrivera ?”, c’est “qu’est-ce que je fais quand ça arrive ?”.

Avec une solution locale dont vous possédez le code source sous escrow — comme c’est le cas d’Arobass — la réponse est : “je continue, j’ai la machine, j’ai les données, j’ai la doc”. Avec une solution cloud, la réponse honnête est souvent : “j’espère que les exports fonctionnent”.

La grille de lecture honnête

Cloud SaaSLocal (on-premise)
Setup initial0 €2 000 — 6 000 €
Coût annuel après 3 ansqui saitprévisible
Disponibilité hors ligne0 %100 %
Confidentialitédépend du contrattotale
Verrouillage propriétaireélevénul (avec escrow)
Mise à jourimposéechoisie
Maintenance physique0un peu

Les deux modèles ont leur place. Le cloud reste la meilleure réponse pour 70 % des outils non-stratégiques (bureautique, agendas, messagerie). Le local est obligatoire pour les 30 % qui touchent vos données les plus sensibles.

Et la question de l’IA générative tombe pile dans ces 30 %.

Discutons-en — on regarde votre cas, on vous dit honnêtement si c’est pertinent ou pas pour vous.

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